Honorer est un acte psycho-socio-physico-spirituel.

  • Sa source psychique réside dans notre volonté d’honorer les autres.
  • Sa source spirituelle se trouve au sein même de la Trinité à l’image de laquelle nous avons été créé.
  • Socialement, nous venons de milieux différents les uns des autres qui nous ont appris à porter tel ou tel type d’attention aux autres. Depuis notre conversion nous fréquentons un milieu aimant et qui dispense du respect en son sein : l’Église.
  • Notre corps est le moyen, le média qui va traduire de façon visible et audible notre volonté d’honorer.

Il semble donc facile pour des chrétiens d’honorer les autres ! Et pourtant, il arrive que nous ne soyons pas si prompts à honorer que cela. Pourquoi ? Que se passe-t-il ? Quels sont les obstacles en nous à l’honneur ?

Jésus disait qu’il est facile d’aimer ses amis et difficile d’aimer ses ennemis. Serait-ce de même pour l’honneur ? Avons-nous des ennemis au sens de l’honneur ?

Honorer

Honorer c’est voir l’or qui est en l’autre. C’est élever l’autre, lui faire de la place. C’est l’encourager dans ses dons. C’est se réjouir de ses succès. C’est le confronter avec respect pour que nous grandissions ensemble. C’est avoir de saines limites et respecter celles des autres. C’est se mettre au service d’un ministère dont on reconnaît l’autorité. C’est s’articuler les uns aux autres comme les membres d’un même corps. C’est encore tant de choses et d’attitudes qui permettent à la Puissance de Dieu de couler librement au travers de son Église.

Alors, où sont les ennemis difficiles à honorer ? Il y a deux grandes catégories d’obstacles à l’honneur, une intérieure et l’autre extérieure qui transforment l’autre en ennemi :

Mes blessures intérieures

Le rejet ou l’infériorité ou les abus ou toutes autres blessures relationnelles est un obstacle à l’honneur. En effet, tout ce qui me met en mode « défense » face à l’autre, tout ce qui me pousse à fuir, me cacher loin des autres. À l’inverse tout ce qui me pousse à dominer, contrôler ou mépriser les autres est également un obstacle à l’honneur que je peux porter autour de moi.

Ces blessures m’amènent à une positon intérieure revendicative quand, par exemple, quelqu’un reçoit une grâce que je désire moi-même ardemment depuis longtemps. « Et moi Seigneur, tu m’oublies ? Ce n’est pas juste ». Difficile de se réjouir simplement avec de telles réactions « aux commandes » de mes pensées.

Il est donc nécessaire que je prenne conscience de ma difficulté, que je la porte devant Dieu, que je cherche de l’aide si nécessaire, afin de ne plus laisser mes blessures guider ma vie et en particulier ma vie relationnelle.

Je peux prendre de nouvelles décisions, m’entourer de personnes qui vont m’encourager, prier pour moi, avec qui je peux confesser ma difficulté, y renoncer et recevoir la grâce de ma nouvelle identité. Et surtout ne plus nourrir les pensées qui naissent de ces blessures.

Les personnes qui sont par elles-mêmes difficile à honorer.

Les personnes qui semblent ne porter aucune attention autour d’elles, qui sont elles-mêmes aux prises avec leurs blessures intérieures qui les poussent à être agressives ou égoïstes, dominantes ou dans le contrôle sont réellement plus difficiles à honorer que les personnes qui elles-mêmes honorent les autres. Que faire avec celles-ci ?

Nous vous encourageons à prendre un risque : celui de poser des actes qui les mettent en valeur et donc qui les honorent. Faites-le de manière mesurée, assumée, afin de ne pas plonger dans la déception si votre geste ou votre parole restent sans réponse. Si vous le pouvez, persévérez et maintenez ces attitudes sans rien attendre en retour.

Un défi

Honorer n’est pas juste un peu de cosmétique sur nos relations pour qu’elles soient plus agréables. C’est un réel travail sur soi dans tous les domaines de notre vie : social, physique, psychique et spirituel. Tel est le défi que Jésus nous pose.

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